Présentation du Kung Fu Chang
L'école de kung fu légué par Chang Dsu Yao s'explique par son parcours (en quelques mots) :
- Pratique du Mei Hua dès l'age de 6 ans puis du Tai Chi (Yang Cheng Fu) auprès de Liu Bao Jun,
- Elève officier dans l'académie militaire regroupant de nombreux maitres desquels il apprendra d'autres boxes (Ba Ji, Hsing I, Ba Gua...),
- Participe aux guerres contre le Japon puis contre Mao pendant lesquelles ses arts martiaux lui sauveront la vie tant à main nue qu'avec arme (lisez sa biographie pour plus d'information),
- Officier en charge de la formation des militaires de Taiwan puis des forces de police
- Reconnu au statut de maitre en Shao Lin (c'est à dire style externe) et Tai Chi par la fédération taiwanaise
Cependant la création d'une fédération en Europe l'amena à proposer des cours plus édulcorés convenant mieux aux personnes désirant le coté sportif, santé et moins martial. Ceci permis une forte extension du kung fu tout en réservant la partie martiale aux plus intéressés.
De nos jours, ses élèves continuent de perpétuer son enseignement au sein de centaines d'école, principalement en Italie mais aussi en France et en Belgique.
Symbole de l'école
Le Tao
On l'appelle le Symbole du Tout, il est divisé en deux parties égales : le Yin et le Yang et comporte en fait trois forces :
- Le Yin, ou élément doux, calme, passif, négatif, sombre
- Le Yang, ou élément fort, agressif, actif, positif, clair
- La résultante entre ces deux forces, la Voie du Milieu ou Voie du sage, l'énergie résultante du + et du -, le crépuscule et l'aube entre le jour et la nuit, le neutre entre le positif et le négatif...
L'autre signification du Tao indique la complémentarité indissociable de ce que nous nommons les opposés. Peut-on définir la gauche sans automatiquement définir la droite ?
Maitres
Notre club est sous la direction technique de maitre Giuseppe Ghezzi. Ci-dessous les maitres qui ont contribué à la diffusion du kung fu dans notre club.
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Ce site est dédié à la mémoire de Maître Chang Dsu Yao (1918-1992), |
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M° G. Ghezzi (4° dan de Karaté, 1° dan de Kobudo, 6° chieh de Shaolin Ch'üan, et 6° chieh de Tai Ch'i Chuan). |
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M° R. Fassi (6° dan de karaté, 4° dan de Kobudo, 1°dan de Judo, |
Témoignage
La leçon d'un très grand Maître
(Les propos suivant viennent de Jean-Jacques Sanvert, représentant officiel de l'enseignement de Maître Chang en France).
Dans n'importe quel domaine de la vie, il est bien rare de rencontrer un Maître véritable. Les Arts Martiaux en général, et le Tai Ch 'i Ch'üan en particulier ne font pas exception à cette règle. Si les professeurs sont nombreux, les experts le sont beaucoup moins, et les Maîtres quant à eux sont rarissimes. Donner une définition générale de Maître est délicat, car chacun le perçoit par rapport à son propre degré d'évolution. J'ai toujours pensé qu'au-delà des connaissances " externes ", un Maître véritable devait être un guide, tant la progression du corps et des techniques en arts martiaux me paraissaient indissociables du mental. De ce point de vue, Maître Chang Dsu Yao a comblé mes espérances : croiser son chemin a tout simplement changé ma vie. Il est impossible de décrire par des mots la sensation que procurait son contact direct. Les discussion avec lui duraient des heures, et chacune de ses réponses à mes questions étaient autant de " Leçons de Sagesse ". J'ai eu la chance (mais est-ce vraiment le mot adéquat ?) de lui être présenté par le plus grand Maître accompli qu'il m'ait été donné de rencontrer : Monsieur Henry Plée. "
extrait de l'introduction de JJ Sanvert à l'ouvrage " Cours Pratique de Tai Ch'i Ch'üan " par Chang Dsu Yao et Roberto Fassi - Editions De Vecchi.
Maitre Chang Dsu Yao
Un Maître exceptionnel
Maître Chang Dsu yao est né en 1918 à Pei, dans la province de Kiang Su. Il est mort à Taiwan en 1992. Sa venue en Italie a changé la vie de beaucoup de pratiquants d'Arts Martiaux...
Pour citer Henry Plée (10ème dan de Karaté - "le Maître du Siècle" d'après la revue "Karaté") : "J'ai vu et parlé avec ce Maître. Il est tout simplement une légende vivante. Que l'on me croit ou pas, je tiens à le dire. Il est ce vieux Maître des "Légendes de Dojo", fabuleux, incroyable, encyclopédique, héritier d'une longue lignée d'instructeurs Shaolin authentiques. C'est-à-dire que son aïeul était "maître Shaolin" - ce qu' aucun occidental ni... japonais, ne peut imaginer..." (Karaté" N° 82 p. 62).
Les sources de son enseignement

De gauche à droite au premier rang, les maîtres Yang Chen fu (Tai chi Chuan), Sun Lu Tang (Pa qua, Hsing I), Liu Pao Ch'uan (Luohan Shaolin), Li Ching Lin (Wu tang Chieh) et Tu Hsin Wu (Ziran men)





