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La leçon d'un très grand Maître
(Les propos suivant viennent de Jean-Jacques
Sanvert, représentant officiel de l'enseignement de Maître
Chang en France).
Dans n'importe quel domaine de la vie, il est bien rare de rencontrer
un Maître véritable. Les Arts Martiaux en général, et le Tai Ch
'i Ch'üan en particulier ne font pas exception à cette règle. Si
les professeurs sont nombreux, les experts le sont beaucoup moins,
et les Maîtres quant à eux sont rarissimes. Donner une définition
générale de Maître est délicat, car chacun le perçoit par rapport
à son propre degré d'évolution. J'ai toujours pensé qu'au-delà des
connaissances " externes ", un Maître véritable devait être un guide,
tant la progression du corps et des techniques en arts martiaux
me paraissaient indissociables du mental. De ce point de vue, Maître
Chang Dsu Yao a comblé mes espérances : croiser son chemin a tout
simplement changé ma vie. Il est impossible de décrire par des mots
la sensation que procurait son contact direct. Les discussion avec
lui duraient des heures, et chacune de ses réponses à mes questions
étaient autant de " Leçons de Sagesse ". J'ai eu la chance (mais
est-ce vraiment le mot adéquat ?) de lui être présenté par le plus
grand Maître accompli qu'il m'ait été donné de rencontrer : Monsieur
Henry Plée. "
extrait de l'introduction de JJ Sanvert à l'ouvrage " Cours Pratique
de Tai Ch'i Ch'üan " par Chang Dsu Yao et Roberto Fassi - Editions
De Vecchi.
La leçon
du Ch'i
Le Ch'i était devenu une notion très concrète avec Me Chang. Un
jour il me demanda de poser ma main à l'emplacement de son foie,
à ma grande stupeur son corps devint instantanèment dur comme
du bois à cet endroit du corps, formant une sorte de ceinture inattaquable.
Il se mit à rire de ma stupéfaction...
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